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Éducation, orientation et formation

Cyberharcèlement des élèves : taux de victimes proches, comportements déclarés plus fréquents chez les garçons

Publiée le 26 octobre 2026, la note Connected and safe de l’UNESCO propose aux systèmes éducatifs une réponse aux violences numériques. Les données scolaires qu’elle reprend invitent à distinguer les faits subis des comportements exercés : les moyennes de victimes sont proches entre filles et garçons, tandis que les garçons déclarent plus souvent avoir participé à du cyberharcèlement.

27 octobre 2026 4 min 3 sources

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Points clés

  • Dans l’enquête scolaire 2021–2022 auprès d’élèves de 11, 13 et 15 ans, les moyennes publiées de cyberharcèlement subi sont de 16 % chez les filles et 15 % chez les garçons.
  • Pour les comportements déclarés comme exercés, les moyennes sont de 9 % chez les filles et 14 % chez les garçons. Ce ne sont pas des parts parmi un total d’auteurs.
  • La note UNESCO est nouvelle ; les chiffres ne décrivent pas l’année 2026. Elle propose une coordination entre écoles, familles, services spécialisés et plateformes.

Une nouvelle note, des données scolaires plus anciennes

L’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, a mis en ligne Connected and safe le 26 octobre, avec une notice actualisée le 27 octobre 2026. Cette note d’orientation porte sur les violences commises ou amplifiées par les outils numériques dans la vie scolaire. Elle s’appuie sur des recherches antérieures et sur un dialogue international organisé en 2025 ; elle n’annonce pas une nouvelle enquête sur les violences subies menée en 2026.

Parmi ses références figure Health Behaviour in School-aged Children, ou HBSC, une enquête internationale sur la santé et les comportements des enfants scolarisés, menée avec l’Organisation mondiale de la Santé. Le volume publié en mars 2024 porte sur la vague 2021–2022 : 279 117 élèves de 11, 13 et 15 ans dans 44 pays et régions d’Europe, d’Asie centrale et au Canada. Ce champ n’est ni celui de tous les adolescents du monde ni celui des adultes.

Les faits subis et les comportements exercés donnent deux comparaisons

Le cyberharcèlement mesuré comprend notamment des messages blessants ou le partage en ligne de photos et vidéos sans autorisation. Pour les faits subis, le rapport HBSC publie une moyenne de 16 % chez les filles et 15 % chez les garçons. L’écart moyen est faible et sa direction varie selon le pays et l’âge. Il ne permet pas d’affirmer que les filles seraient davantage victimes dans chacun des territoires étudiés.

Pour les comportements exercés, 9 % des filles et 14 % des garçons déclarent avoir participé à ces faits. Le seuil retenu pour les deux indicateurs numériques est au moins une ou deux fois au cours des deux derniers mois environ. Une publication peut être revue ou rediffusée plusieurs fois : ce seuil diffère de celui du harcèlement à l’école, fixé dans le même rapport à au moins deux ou trois fois par mois.

Ces pourcentages sont des moyennes HBSC par sexe. Ils ne mesurent pas la composition d’un groupe de personnes condamnées, le nombre de messages envoyés ni le sexe des personnes visées par chaque auteur. Les rôles de victime et d’auteur ne sont pas nécessairement exclusifs ; on ne peut pas additionner les taux ni en déduire une proportion unique d’élèves concernés.

Le cyberharcèlement ne résume pas toutes les violences numériques

La note UNESCO couvre aussi le chantage, les atteintes sexuelles et les images intimes fabriquées ou diffusées sans consentement. Des taux voisins de cyberharcèlement subi ne signifient donc pas que filles et garçons rencontrent toutes ces formes de violence avec la même fréquence ou les mêmes conséquences. La synthèse de l’OCDE — l’Organisation de coopération et de développement économiques — rappelle également la diversité des définitions et des situations selon les pays.

La fiche liée sur les violences numériques faites aux femmes concerne notamment le harcèlement sexuel en ligne et le cyberstalking, c’est-à-dire une traque ou surveillance persistante par des moyens numériques. Ses populations, ses questions et ses périodes diffèrent de ceux de HBSC. Les résultats scolaires ne remplacent donc pas les taux de cette fiche et ne permettent pas de vérifier ceux-ci à nouveau.

Des recommandations à distinguer d’une efficacité démontrée partout

L’UNESCO recommande de clarifier les responsabilités, relier les procédures de protection et d’orientation vers les services compétents, former les personnels et intégrer la prévention aux apprentissages. Elle souligne que les enseignants doivent disposer de temps et de soutien spécialisé. Les écoles ne peuvent pas se substituer aux responsabilités des plateformes.

Ces orientations ne prouvent pas qu’une intervention produirait le même effet dans tous les systèmes scolaires. De même, les déclarations des élèves ne suffisent pas à établir une cause biologique, à isoler l’effet de la pandémie ou à prévoir une trajectoire jusqu’à l’âge adulte. Les catégories filles et garçons sont celles de la source ; les chromosomes ne sont pas mesurés.

Questions fréquentes

Ces chiffres décrivent-ils le cyberharcèlement en 2026 ?

Non. La nouvelle note UNESCO de 2026 reprend notamment la vague HBSC 2021–2022, publiée en 2024. Les dates de publication et de collecte doivent rester distinctes.

Les 14 % signifient-ils que 14 % des auteurs sont des garçons ?

Non. Le chiffre est la moyenne publiée des garçons déclarant avoir exercé du cyberharcèlement, contre 9 % des filles. Il ne décrit pas la répartition par sexe de l’ensemble des auteurs.

Des taux de victimes proches signifient-ils des violences identiques ?

Non. Ce résultat porte sur des questions précises de cyberharcèlement chez des élèves. Il ne mesure pas toutes les violences sexuelles numériques, leur gravité ni leurs conséquences, et ne s’étend pas automatiquement aux adultes.